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Château de Celon

Etre bricoleur au château

29 Août 2009 , Rédigé par Bernard de la Marche Publié dans #Les heures du château

Etre ou ne pas être

Nous avions le château d'Elseneur, celui où Hamlet soliloque devant son crane, maintenant nous avons le château de Celon, celui où je m'interroge sur le bricolage.... Bon ! Je vais vous expliquez !

Vous voyez cet engin : 



C'est le tracteur du château, un superbe engin de 25 CV avec sa tondeuse et sa bennette.
samedi matin, à dix heures, contact, 10 mn de fonctionnement pour que votre serviteur appivoise la bête et ensuite panne !

La courroie du ventilateur explose ....
Ca, cest la première étape.


Le tracteur étant en panne, un samedi 15 août, je décide de monter notre nouvelle débroussailleuse (Stihl MS250 - machine performante - le top ). Je suis le mode d'emploi. Je mets de l'essence 2 T, j'installe l'engin dans mon dos et je pars couper des brousailles dans le futur jardin Oriental....
10 mn de travail pour que votre serviteur apprivoise la bête et ensuite panne !
Le moteur se sépare de l'axe de transmission.....
Ca, c'est la deuxième étape.

La débroussaillese étant en panne, un samedi 15 août, je décide de monter  notre nouvelle tronconneuse (Stihl encore - machine performante - le top). Je respecte le mode d'emploi pour monter la machine, je mets de l'essence et je fais 50 m pour essayer l'engin sur une branche.
10 seconde de bruit et ensuite panne !
Le carter mal fixé, tombe, la chaîne se cache dans l'herbe, l'écrou se perd...
Ca c'est la troisième étape.


Alors !
Etre bricoleur ou ne pas être bricoleur. telle est la véritable question !


Mais vous vous doutez bien que je n'ai pas baissez les bras. Je me suis juste posé la question chère à la chatelaine "pourquoi ?". Cette question nécessitant réflexion et le temps étant à l'action, je ne me suis pas posé dans les transats :


Je ne me suis pas assis au bord des douves pour prendre un thé :











Non, j'ai sorti les gants, la pelle, et aidé par un ami courageux, j'ai travaillé sur les douves. En effet, depuis plusieurs jours, Sylvie s'inquiétait pour les carpes des douves et elle voulait que nous fassions remonter l'eau dans celles-ci. 

    

Alors, une plaque en fer, de la terre et des pierres, voilà une barrière pour fermer en partie le dévidoire.
L'eau est remontée en quelques heures








 


   

 Et le carpes frétillent à nouveau dans les douves....





Sales et crottés, le rhum nous attendait avec son citron vert, pour nous remercier.






Les jours qui suivirent furent tout aussi intense, le coupe-ronces et le gros sécateur travaillèrent de concert, le sang des griffures et la sueur (36° tous les jours) ensemensèrent le sol, les ronces et les arbustes se retrouvèrent en tas prêt à bruler, les arbres et la rivière respirèrent à nouveau.....


































Et pour finir, la courroie changée, tracteur pu à nouveau parcourir le domaine pour porté bois et outils. 
Et pour finir, la débrousailleuse réparée permis de bien terminer le nettoyage du bosquet dans le jardin oriental.
Et pour finir, la tronconneuse re cartérisé fut bien utile pour couper l'arbre mort et les branches trop basses. 
Mais ce ne fut qu'après avoir bien souffert, bien sué, bien saigné, que tout se mit à fonctionner normalement. 

Donc, vous vous dites, il en a bavé, mais c'est normal. Sylvie de son côté à peint, lazuré, nettoyé, fait à manger, donc tout va bien !
Eh bien, non !

Le sourcier est venu dimanche 16 août. Un personnage jeune et sympathique, pas le vieil ermite que je m'imaginais. Il a parcouru une partie du domaine... plantant des piquets un peu partout. Mais, en final, une mauvaise nouvelle. Les sources sont plus profondes que prévues, entre 2 et 3 m. Donc, pas de possibilité de récupérer facilement ces eaux vives pour alimenter le bassin du jardin oriental. Donc plus de bassin.......Il nous faudrait une pompe qui tourne tout le temps pour alimenter ce bassin et les débit des douves n'est pas suffisant. Alors fin du "jardin oriental" et de son beau bassin.

La semaine de travaux ayant mal commencé, elle ne pouvait que bien se finir.
Dimanche 23, Nathalie, une jeune paysagiste d'Argenton sur Creuse, ayant découvert notre blog par hasard et nous ayant proposé son aide, est venue nous voir. Elle nous a donné de nombreux conseils, communiqué une liste d'arbustes et d'arbres à planter dans le domaine et transmis des adresses pour traiter les arbres fruitiers. 

Alors pour finir en beauté, quelques images du parc après cette semaine de labeur :




  
 
  


































































Pour l'orient, nous avons malgré tout travaillé et installé dans le bosquet une tête de Bouddha....


Demain, nous lui ferons une grotte pour se cacher. Demain, nous allons nettoyer les berges de la rivière, supprimer les arbustes qui empêchent la lumière de passer, planter des azalées, enfin nous allons faire un jardin pas si oriental que ce que nous voulions, mais quand même un petit peu.

Ah ! Et vous voulez savoir si j'ai trouvé la réponse (pourquoi tous les engins mécaniques sont tombés en panne ?). Je crois.
Ne cherchez pas....
C'est un problème d'incarnation, du travail de la noosphère sur le matériel... Si vous voulez la suite de mon interprétation, j'ai prévu des stages de formation en 2010. 
Il faudra bien que nous trouvions à louer le château pendant les semaines d'automne et de printemps, l'accueil de stages de formation pourrait être une solution. Alors venez suivre un stage de formation sur Theillard de Chardin, la gestion de conflits, le cadre de référence, un stage de Tai Shi Shuan ...  Et vous dormirez dans un château du XVe.


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L'ETE AU CHATEAU DE CELON

9 Août 2009 , Rédigé par Bernard de la Marche Publié dans #Les heures du château

L'ETE AU CHATEAU DE CELON

2009 est une belle année pour Celon. En effet, au fil des années le manoir s'était endormi. Depuis le départ de celles qui ont données leur noms à la chambre "des jumelles", peu d'habitants dans le château. Un Capitaine Haddock bourlingueur et hanté par la dive bouteille comme son héros et un chien apathique, sympathique par ailleurs.

Nous retrouvons ce monstre sur quelques photos d'hier :


Vous reconnaissez sur cette photo, je suis sur, l'ancienne cuisine avec son arrière cuisine sombre et humide.

Peu d'habitants disais-je .... pour une demeure si vaste et un domaine si grand.





Heureusement, en 2009, nous avons commencé à changer celà !
Le bel endormi au coeur de son parc s'est reveillé de son long sommeil. Pour relativiser cette situation il faut quand même se rappeler l'histoire de ses murs. Sur la base d'un premier fief, fondé par Bernard de La Marche pour protéger rivière et étang, la famille De Céris construisit le château avec ces belles tours. Un château sur le modèle des maison-tour de cette fin du XVe, de grandes pièces uniques à chaque étage qui avaient chacun leur rôle. Au rez-de-chaussée les communs, cuisine et réserve, au premier une salle d'apparat pour rendre la justice et recevoir vassaux et serfs, au deuxième une grande pièce pour le seigneur et sa famille avec les chambres dans les tours. Une tour pour l'escalier à vis et des machicoulis pour protéger l'ensemble. 




Voici, le visage qu'avait certainement Celon au XVe siècle. 
Malheureusement ou heureusement pour nous, le château fut batit à la fin du moyen-âge et au début de la renaissance. On construisiat déjà des châteaux renaissances avec leurs grandes fenêtres et leurs décors sur les bords de la Loire alors que Celon s'érigeait.
C'est certainement ce qui explique que rapidement le château soit tombé en ruine. Les différents propriétaires, Douhaut, Barbançois, Gayaut de Vic, ne devaient utiliser ce manoir que comme hébergement pour les soldats qui protégeaient les terres alentours et surtout les étangs, sources et autres rivières.



Là encore, pas beaucoup de familles entre les murs, ribauds et vilains, soldats et paysans devaient en être les seuls visiteurs. Avec la famille de La Garde, après la révolution et le grand Napoléon, les travaux entrepris pour aménager le château transforment celui-ci. Extensions accolés au corps de logis, constructions des communs sur les ruines d'une tour et avec les pierres des autres, et enfin une famille de noble y habitant. 

Et puis, le silence. Peu de trace des successeurs, de leurs histoires et leurs aventures, uniquement des noms, Commandant Quaintenne, Mme de Lanty... C'est avec la famille Ballet qui a acheté les terres du château en 1935 et qui l'a gardé jusqu'en 2008 que nous retouvons quelques traces. Traces de présences et d'évênements, traces d'hommes, d'artistes, de femmes de caractère. Mais ces dernières années, le manoir se peuplait de chimères, d'humidité et de vent. Plus de rires, plus de chants, plus d'enfants, même le parc retournait à l'état naturel.
Rappelez-vous :






 




Aujourd'hui, grace à la folie et au courage de Dame Sylvie, le château renaît...
Propre, beau, lumineux......

     

 










Et, en plus, pleins de familles l'ont habités pendant l'été. 10 familles ou groupes d'amis, des parisiens, des toulousains, des espagnols, des corréziens, l'ont peuplés de leurs rires et de leurs vies. Merci à tous de nous avoir permis de redonner de l'énergie à cette demeure. Et pour une première année de location, nous avons quand même eu beaucoup de chance. Bien sur, les recettes de ces locations nous ferons du bien, mais elles ont servi uniquement à payer un peu les charges de l'entretien. Pour le reste des travaux la question reste posée....

Alors, cet été nous allons nous aussi mettre la main à la pate. Deux ateliers, l'un Sylvesque pour les travaux du corps du logis, peinture, nettoyage, lazure et l'autre Bernardesque pour les travaux du parc. Inscrivez-vous les courageux ! Il y a de la place pour dormir !

Bonne nouvelle, le tracteur est arrivé :












Sylvie, aidé par Mr Léonard et son fils (Une famille en or, qui nous aide pour l'entretien du château et qui accueille les locataires) a été le chercher dans le 41 :




Cet engin va nous servir pour tondre les pelouses et le parc. Il va nous servir aussi pour ramasser les pierres, les bois et autres gravats qui parsèment le domaine.





Vous vous doutez bien que je compte l'essayer ! Ne serais-ce que pour emmener débroussailleuse et tronconneuse au coeur du futur "jardin oriental". Car, c'est là que je vais sévir cet été. 
Nettoyer les haies, les bords de la rivière, couper les arbres trop vieux, élaguer les autres, couper les ronces et les taillis. Heureusement j'ai des bottes, une cotte (héritage de mon Papa), des gants et un plan........

Ce fameux plan, avec photos, mesures, dimensions, couleurs qu'il va falloir réaliser concrètement.

Remarqué, j'ai déjà supprimé le jardin de sable (trop compliqué à faire vivre quand on est pas là), déplanté un Gingko biloba (pas encore planté) pour mettre un saule pleureur, déplacé la rivière (pas encore creusée) qui sortira du bassin pour l'emmener plus loin, transplanté l'île (pas encore érigée), rectifié la place du belvédère (avec vue sur la rivière) et surtout diminué la taille du bassin pour être sur le bord accéré de deux exigences. L'une technique (la dimension des baches de bassin maximum 15 m de large) et l'autre harmonique (1,618)
Donc le bassin s'inscrira certainement dans un rectangle de 13 m sur 19,42 m.
Reste à approfondir le 16 août 2009, avec le sourcier le cheminement des sources. Restera à marquer au sol tout cela, restera à creuser, restera à poser les baches, restera à planter, restera à accrocher les carillons, restera à installer le sishi odoshi, restera à faire la grotte pour le bouddha, restera.........

Et puis, comme si je n'avais pas d'autres choses à penser, d'autres idées sont venues pour aménager le parc qui sera demain certainement une des richesse du château (avec les fresques de Raoul-Roger), c'est à dire construire des bouts de murs et les décorer de fresques (mosaïque ou terres cuites) dans l'esprit de RR.

   


     












Ou une mosaïque avec des mandala dans le jardin oriental !

Comme vous le voyez, il y a du travail. Alors, si vous êtes tenté par une semaine de travaux de jardinage ou de décoration, venez ! Le château de Celon vous attend. Le gîte est gratuit pendant la semaine pour les courageux (rhum, sucre, citron vert ou muscat à l'apéro au bord des douves). Et puis, comme cela, la châtelaine pourra parler sorosité, fraternité, écologie, physique quantique avec d'autres personnes qu'un inculte comme moi (le cantique des cantiques c'est pour moi)

Ah ! J'ai oublié de vous dire, si vous n'avez pas trouvé....... 1,618 !
C'est le nombre d'or.
Le rapport parfait entre les différentes dimensions d'un objet (pyramide d'Egypte et autres monuments sacrés). Alors pour "mon" bassin, il faut au moins çà.

 

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