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Château de Celon

Histoire

 

 

 

MANOIR DE CELON

 

 

 

Celon01.jpg 

 

 UN PEU D'HISTOIRE

 

Au XIII e siècle, le fief de Celon se composait d’un simple hébergement entouré de fossés et de pêcheries, ayant droit de haute et basse justice. Comme beaucoup d'hébergement de cette époque, il s'agissait surtout d'un centre de mise en valeur agricole avec ses annexes économiques, étangs, moulin, bois, garenne, four, colombier, prés et vergers, tous ces éléments se retrouvant tout au long de la vie de la seigneurie de Celon (les traces d'un moulin apparaissent encore sur les cartes IGN actuelles et l'étang existait encore au siècle dernier (XXe) Il dépendait de la châtellenie d’Argenton (Indre). Pierre de La Marche, fait aveu de Celon au seigneur d’Argenton en 1291. Cette famille de chevalerie connue depuis 1171, a produit de nombreux gentilhommes, un évèque, des chevaliers de l'ordre de Malte et un grand nombre d'officiers des armées du Roi.

Marche.gif Armes  du  Comté  de  la Marche

"D'azur semé de fleurs de lis d'or à la bande  de gueules chargée de trois lionceaux d'argent"



Le mariage d’Hélie de Céris, chevalier des Ternes, seigneur de Pouligny (près de Sainte Sévère) qui épouse en 1398 Marguerite Foucault de Saint Germain en Marche, fait passer le domaine dans la famille des "de Céris". C’est Jean de Céris, seigneur des Ternes et de Celon, qui devint en 1474 maître d'hôtel de la Comtesse d'Angoulème, qui probablement construisit le château actuel vers 1458. Il est décrit ainsi dans un aveu et dénombrement en 1476 : « Place forte et manoir de Cellon avec les prés, clostures de fossez, basse-cour, bergerie et vol de chapon d’icelluy, manoir et place forte, son colombier et deux garennes ». 

Cette maison chevaleresque des "de Céris", a donné un grand maître de France (1342), un gouverneur de Dun-Le-Roi (1357), trois abbés de Déols dont le premier Guillaume de Céris en 1313. Un autre de Ceris, Louis de Céris, seigneur de Celon et de Bois-Robert, assista à la rédaction des coutumes du Berry en 1539.

La propriété demeura dans cette famille jusqu’au mariage de Renée de Céris avec Pierre de Douhaut (ou Douhault) une maison d'ancienne chevalerie dont la filiation remonte à Barthélémy de Douhaut, damoiseau qui vivait en 1305. Elle a produit un gouverneur de Levroux, capitaine de La Salle-Le-Roy sous François 1er et un gentilhomme de la maison du roi en 1550. En 1605, c'est Firmin de Douhaut, écuyer et seigneur de Celon, qui fait acte de dénombrement des terres de Celon au Sieur de Monpensier, seigneur d'Argenton, listant sur plusieurs pages les différentes terres, fermes, pâturages, étangs et bois qui constituaient la seigneurie dont le château lui même: "appartenances et dépendances qui font le chatel et place-forte, fossez pour l..., bassescour, granges, colombier, deux garennes"

         De 1630 à 1744, la seigneurie de Celon, appartient à la famille des Barbançois, qui possédait également la seigneurie de Sarzay (François de Barbançois fut inhumé en 1713 dans l'église de St Germain qui s'élève près du château et qui date du XIIIe siècle; sa femme, Marie de Chamborant y fut également inhumée en 1706). Son fils, François de Barbançois, vendit la seigneurie de Celon à Pierre François de la Porte, chevalier marquis de Presle, Saint Chartier, Sarzay, maître des requêtes et intendant de Grenoble.

          Henry Gayault de Vic, chevalier de Malbranche, inspecteur général de la maréchaussée, son successeur, fit peindre sur les murs de cette église, une série d'écussons de ses armes. La saisie, en 1776, de la terre de Celon, suivie de la vente par adjudication par les sieurs Leuc, officiers de justice, poursuivant Etienne Henry Gayault de Vic, pour non paiement de ces dettes, nous donne l'occasion de retrouver la trace de la seigneurie de Celon dans un procès verbal de saisie:
« manoir sis près de l’église dudit lieu, consistant en un grand corps de bâtiment carré, élevé de deux étages au dessus du rez-de-chaussée, deux grosses tours rondes aux deux côtés dominant au dessus dudit corps de bâtiments, un reste de vieux vestiges de tours à côté et en face dudit château, les fossés qui l’entouraient comblés, une vieille tour actuellement en ruine servant jadis de colombier à pieds, petit fontaine d’eau vive à côté dudit château, grande cour, étang, réservoir à poisson, etc.… ». A cette occasion, un long procès se déroula entre les créanciers de Gayaut de Vic, les Douhaut et les seigneurs comte de Turpin (anciens propriétaires des seigneurie du Chazelet et de Chassingrimont). La marquise de Douhaut cherchant à s'opposer à la vente par adjudication de cette terre de Celon. En effet, depuis 1640, une redevance de 38 boisseaux d'avoine, 3 chapons, 3 livres 1 sol et 15 deniers d'argent, devait être versée tous les ans, le jour de la St Michel par la seigneurie de Celon aux seigneuries du Chazelet et de Chassingrimont (appartenant en 1776 aux Douhaut). La marquise demandant la poursuite du versement de cette redevance par le nouvel acquéreur potentiel en préalable à la vente. Le comte de Turpin, quand la marquise de Douhaut apporta les preuves de ces redevances, en profitant pour se rappeler à la cour (un litige l'ayant déjà opposé aux Barbançois en 1742, au sujet de ces redevances) 

 

 

Eglise-de-St-Germain.jpg 





 



Eglise de St Germain
On peut y accéder depuis le parc du manoir par une entrée particulière.







       A la veille de la Révolution, le château de Celon appartient à la famille des "De Lagarde" (on peut présumer que ce sont eux qui ont acheté la seigneurie lors de l'adjudication), qui le restaure et le remanie. C’est de cette époque du XIX eme siècle qu’a été accolée au château, en deux étapes, des communs sur la grande cour et une petite maison dans le parc dans un premier temps, et dans un deuxième temps une maison bourgeoise sur la façade est du château. Cette famille des "de Lagarde" s'installa durablement dans le village puisque Jean-Baptiste de Lagarde fut le maire de Celon de 1812 à 1860

 

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Le manoir depuis les douves au 19e siècle. 
On peut voir la maison adossée au corps de garde.
 

 

La cour d'honneur du château 
A droite, le corps de gardes du XVe siècle et en face les communs du XIXe siècle, sur la gauche le four à pain. 



De la fin du XIXe à la fin du XXe, plusieurs propriétaires se sont succédés dans le château.
         A la mort de Jean-Baptiste de Lagarde, ses enfants se répartissent ces terres et Jules de Lagarde puis Raymond de Lagarde se succèdent. Le dernier de Lagarde propriètaire du domaine de Celon, c'est Albéric (1832 - 1882).  cette époque, les différents domaines qui faisaient partie des terres de Celon représentaient plus de 500 hectares.
         En 1910, le château appartient à un Commandant Quintenne (dont nous ne trouvons pas de traces historiques)
          En 1920, le château se retrouve dans les mains de Mr Cheruyn Paulin (pas de traces particulières)
          En 1928, Mme de Lanty (pas de traces non plus)
          En 1935, Mme Ballet (née Palaussi Gabrielle) achète le château et s'y réfugiant suite à la guerre de 39-45, ne va plus quitter cette demeure. Le peintre et sculpteur Raoul-Roger Ballet qui a décoré certaines pièces du château étant le frère de cette dame. 
 

 

Aujourd’hui, propriété de la famille Guez-Kaslin et en cours de restauration, le manoir vous accueille dans un parc arboré de 4 hectares, dans lequel coule de nombreuses sources. Deux tours à mâchicoulis, deux cheminées-hottes du XVeme siècle, la salle des gardes et sa superbe toiture, vous permettront de revivre l’époque du moyen âge. Dans la grande salle des cheminées comme dans une des chambres, les fresques murales réalisé par Raoul-Roger Ballet, dans l’esprit des fresques du moyen âge donnent un caractère unique à ce manoir.  

 

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Le manoir vu du parc.

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